La leptospirose est une maladie bactérienne que certains animaux transmettent à l’humain. Les bactéries du genre Leptospira en sont responsables, et les rongeurs, le rat en tête, jouent un rôle majeur dans leur circulation. Un animal porteur élimine la bactérie par son urine sans présenter le moindre signe de maladie.
Cette infection touche d’autres mammifères, parmi lesquels le chien, ainsi que des animaux d’élevage ou de compagnie. Rare en France, la maladie peut prendre une forme grave et mettre la vie en danger. En 2025, 562 cas ont été signalés dans le pays, dont 274 dans l’Hexagone et en Corse.
Le risque dépend de la région et du type d’exposition. Il monte en été, quand les activités au contact de l’eau douce se multiplient. Connaître la maladie aide à adopter les bons réflexes de prévention.

Quels sont les modes de transmission de la leptospirose ?
La transmission se produit surtout lors d’un contact avec de l’eau douce ou un sol humide souillé par l’urine d’un animal infecté. La bactérie entre dans le corps par une plaie, même minuscule, ou par les muqueuses des yeux, du nez et de la bouche.
Se baigner, jardiner ou nettoyer une zone sale expose à la contamination. Marcher pieds nus dans une flaque ou sur un sol boueux augmente le danger. Une morsure de rat peut aussi transmettre l’infection, mais l’exposition indirecte à un milieu contaminé reste plus courante.
Voir des rats près d’une maison, d’un jardin ou d’un établissement ne veut pas dire qu’on sera infecté. Cela appelle toutefois plus de vigilance, surtout après de fortes pluies.
Peut-on être contaminé par une eau souillée sans toucher un rat ?
Oui. Nul besoin de toucher un rat : une eau polluée par des urines infectées suffit, surtout si elle atteint une égratignure ou une coupure passée inaperçue.
Les milieux humides concentrent le danger : jardins inondés, fossés, eaux stagnantes. Une contamination reste possible même si aucun rongeur n’est visible.
Pour limiter le risque, lavez-vous les mains, protégez vos blessures et évitez les eaux douteuses. Ces réflexes comptent particulièrement après de fortes précipitations.
Morsure de rat ou rongeur mort : y a-t-il un risque de leptospirose ?
On la surnomme maladie du rat, et la leptospirose passe bien d’un animal infecté à l’homme. La morsure de rat joue pourtant un rôle mineur dans la transmission. L’urine de rat contaminée représente le danger principal, surtout au contact d’une blessure ou d’une muqueuse.
Trouver un rongeur mort chez soi impose aussi des précautions : évitez de toucher l’animal et les surfaces souillées à mains nues.
Après une exposition suspecte, des maux de tête, de la fièvre ou des douleurs musculaires justifient une consultation rapide. Après une morsure, lavez la plaie sans attendre et demandez un avis médical, même sans symptôme.
Quels symptômes de la leptospirose faut-il surveiller ?
Les premiers symptômes de la leptospirose surviennent après une incubation de plusieurs jours, souvent entre 5 et 14 jours. Une fièvre parfois élevée se combine à des maux de tête, des frissons et des douleurs musculaires ou articulaires. Des douleurs au ventre et des yeux rouges sont possibles.
Ces signes ressemblent à ceux d’autres maladies. Or une leptospirose non traitée peut entraîner une atteinte rénale, des troubles hépatiques, des complications pulmonaires ou neurologiques. Certaines formes exigent une prise en charge en urgence.
Une peau jaunâtre, une gêne pour respirer ou des urines moins abondantes réclament un avis médical sans délai.
Fièvre après une activité dans une eau suspecte ou un contact avec des rongeurs : consultez vite un médecin. Indiquer la date, le lieu et les circonstances de l’exposition aide le professionnel de santé à orienter son examen.

Pourquoi la leptospirose est-elle surveillée en France ?
La leptospirose pèse sur la santé publique en France. Son signalement est obligatoire depuis août 2023, et Santé publique France, l’agence nationale de santé publique, suit son évolution sur le territoire.
Cette surveillance s’explique par les complications possibles. Devant un symptôme inhabituel, consulter vite réduit les risques. Le début est parfois brutal : forte fièvre, frissons, grande fatigue ou douleurs musculaires. Dans les formes sévères, une jaunisse colore la peau et les yeux en jaune.
Le suivi des cas aide à repérer les situations d’exposition et à renforcer la prévention auprès de la population.
Comment poser le diagnostic et traiter la leptospirose ?
Le diagnostic de la leptospirose s’appuie sur les signes du patient, ses expositions récentes et des examens biologiques. Une analyse par PCR détecte l’ADN de la bactérie dans le sang en début de maladie. Plus tard, le médecin peut prescrire un autre test, comme une sérologie, pour confirmer l’infection.
Le traitement repose sur des antibiotiques prescrits par un médecin. Débuté tôt, il diminue le risque de complications. Une forme grave peut conduire à une hospitalisation avec surveillance des reins et du foie. En présence de signes inquiétants, inutile d’attendre le résultat d’un test pour consulter.
La vaccination humaine est disponible en France pour certaines personnes très exposées, après évaluation médicale. Les chiens peuvent aussi être vaccinés : le vétérinaire conseille les propriétaires d’animaux domestiques.
Comment se protéger au quotidien ?
La protection passe d’abord par une réduction des contacts avec les milieux susceptibles d’être souillés. Ces gestes pratiques aident à mieux se protéger :
- Renoncer à se baigner dans une eau trouble, surtout après de fortes pluies ;
- Enfiler gants et chaussures fermées pour travailler sur un sol humide ;
- Recouvrir chaque plaie d’un pansement étanche avant une activité exposante ;
- Nettoyer et désinfecter toute blessure après un contact suspect, puis solliciter un professionnel de santé.
Au retour d’une activité à risque, signalez toute fièvre inexpliquée à votre médecin. Les utilisateurs de jardins collectifs, les personnes qui travaillent dehors et les propriétaires d’animaux sont aussi concernés. Ces mesures s’adaptent à la situation régionale et aux expositions rencontrées.

Pourquoi agir contre les rongeurs près de chez soi ?
Réduire la présence des rats participe à la prévention de la leptospirose et diminue d’autres nuisances. Des déchets accessibles, des zones encombrées ou des points d’eau attirent les rongeurs près des logements et des locaux professionnels.
Face aux premiers indices de présence, mieux vaut réagir avant que l’infestation ne progresse. Eden Vert 3D Haute-Normandie, expert de la dératisation, vous aide à évaluer la présence de nuisibles et à retrouver un cadre plus serein.
Notre service s’adresse aux particuliers et aux professionnels de la région. Contactez Eden Vert 3D Haute-Normandie pour une prise en charge adaptée à votre situation. Nous intervenons du lundi au samedi.
Sources institutionnelles pour aller plus loin :
- https://www.pasteur.fr/fr/votre-sante/comprendre-les-maladies/les-maladies-de-z/leptospirose
- https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-infectieuses/article/leptospirose
- https://www.santepubliquefrance.fr/index.php/leptospirose/la-maladie
- https://www.inrs.fr/publications/bdd/eficatt/fiche.html?refINRS=EFICATT_Leptospirose